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Le 19 novembre, encore un jour pour se rappeler qu'il faut protéger en permanence les enfants contre tous abus !
Le 19 novembre,  encore un jour pour se rappeler qu’il faut protéger en permanence les enfants contre tous abus !

Cette journée qui est célébrée chaque 19 novembre en synergie avec la journée des droits de l’enfant (20 novembre), a pour objectif de mettre en évidence le problème des abus ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion de programmes de prévention.


Les abus et l’exploitation des enfants (notamment au niveau sexuel) constituent un problème universel et alarmant. Une attention accrue ainsi que des mesures efficaces et soutenues de prévention et de protection sont nécessaires, que ce soit au niveau familial, local, national ou international.

Après une longue tradition du silence, les abus sexuels dont sont souvent victimes les enfants font de plus en plus l’objet de révélations, occupant une place éminente sur la scène publique et politique.
Les Gouvernements et les organisations de la société civile doivent jouer un rôle actif dans la promotion et le respect des droits de l’enfant (énoncés dans la Convention relative aux droits de l’enfant, articles 19 et 34)

En effet, un des postulats qui fonde la Déclaration des droits de l’enfant est que "l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même". L’enfant représente l’avenir de l’humanité, et de l’éducation qu’il reçoit dépend notre futur à tous : "Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d’amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le sentiment qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables".

La Convention est une promesse faite il y a 20 ans aux enfants d’un monde plus respectueux de leurs droits par les pays qui l’ont ratifiée. Tenir cette promesse, tel est toujours l’enjeu 20 ans après, car malgré de réelles avancées, les droits des enfants sont encore trop souvent bafoués.

Pourtant des constats insupportables perdurent, des millions d’enfances sont détruites à travers le monde !

Dans les articles 2, 9, 28 et 29 de la Convention relative aux droits de l’enfant, et aussi dans la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’Enfant, les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances :

Les états, devraient prendre toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d’une manière compatible avec la dignité de l’enfant en tant être humain et conformément à la présente Convention.

L’éducation étant le socle de la formation globale d’un individu, à divers niveaux : religieux, moral, social, technique, scientifique, médical, etc.

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités physiques, intellectuelles et morales.

Ainsi, cette éducation lui permettra d’affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

Une éducation de qualité est essentielle pour éliminer la pauvreté et offrir aux enfants la possibilité d’améliorer leur vie, mais hélas, la violence à l’école représente un obstacle majeur.

Cependant, mettre fin à cette violence exige un changement de paradigme et un engagement des personnes, des gouvernements et des agences internationales. Cela prendra du temps, mais la campagne Apprendre Sans Peur initié par Plan depuis octobre 2008 veut être un pas dans la bonne direction.

La violence exercée contre les enfants est une violation de leurs droits. Non seulement elle est cruelle et injuste, mais elle est aussi prévisible et évitable.

Il est temps que les enfants aient la possibilité d’apprendre sans peur afin de réaliser la plénitude de leurs potentialités !

Les châtiments corporels se définissent comme le recours à la force physique par une personne en position d’autorité sur une personne dont elle a la responsabilité, avec l’intention de provoquer un certain degré de douleur ou de malaise. Ils peuvent prendre la forme de coups portés à l’enfant avec la main, une canne, une ceinture ou tout autre objet ; l’enfant peut recevoir des coups de pied, être secoué ou bousculé, griffé, pincé, mordu ou se faire tirer les cheveux ; il peut être forcé à rester dans une position inconfortable, être enfermé à clé ou attaché, brûlé,ébouillanté ou obligé d’ingérer quelque chose - par exemple de se laver l’intérieur de la bouche avec du savon.
Ce type de châtiment peut avoir des effets aussi bien psychologiques que physiques.

Les brimades égalements font partie de abus ; elles varient, mais elles insistent généralement sur l’importance de la répétition, avec intention de nuire et disproportion des forces

Les travaux de recherche de Plan ont porté essentiellement sur les trois formes de violence scolaire que sont les châtiments corporels, les violences sexuelles et les brimades.
En Afrique, un grand nombre d’études insistent sur le fait que la peur ou l’expérience de la violence sexuelle à l’école est une raison majeure pour laquelle certaines filles obtiennent de moins bons résultats ou abandonnent complètement les études. Cela se reflète dans les taux de scolarisation inférieurs des filles au secondaire. Les conséquences psychologiques et physiques à long terme des viols et d’autres délits graves peuvent être sévères.

Ampleur du problème : Continuons à lutter contre !

Le nombre d’enfants soumis partout dans le monde à des abus sexuels est choquant. L’Organisation mondiale de la Santé (2002) a estimé que 150 millions de filles et 73 millions de garçons de moins de 18 ans avaient été violés ou avaient subi d’autres formes de violence sexuelle.

Il n’y a actuellement aucune estimation fiable du nombre de ces abus qui ont lieu dans l’école ou aux abords. Cela est dû en grande part à la honte ressentie par les victimes et par leur manque de confiance.
Nous savons que ce type de violence est habituellement exercé par des personnes connues de l’enfant (par exemple, des parents, des enseignants et des camarades) et que les abus sexuels à l’école sont un problème majeur dans un grand nombre de pays et de régions. Contrairement aux châtiments corporels, ce sont les filles qui sont les plus exposées au risque de violence sexuelle que les garçons, bien que de nombreux garçons fassent aussi l’objet d’abus.

Mais encore !

La législation autorise les châtiments corporels à l’école dans 88 pays, et même dans les pays où ils sont interdits, ils sont souvent considérés comme une forme de discipline acceptable, or la violence a souvent un impact dévastateur sur les enfants et ses conséquences socioéconomiques peuvent être considérables, dans une communauté comme dans l’ensemble d’un pays.

“J’ai été battu parce que je n’avais pas fait tous mes devoirs.” , avoue John*, Kenya En même temps que huit autres élèves de sa classe, John a été fouetté avec un câble électrique parce qu’il n’avait pas fait ses devoirs d’anglais. Il a été blessé au dos, à un bras et à l’abdomen. Non seulement son père a dénoncé l’enseignant à la police (malgré les tentatives de dissuasion du directeur de l’école), mais il a aussi emmené son fils à un dispensaire.
Le personnel de Plan a estimé que le montant des frais médicaux était compris entre 5 et 10 dollars US. Quand on sait que la plupart des Kényans vivent en dessous du seuil de pauvreté calculé à 1 dollar US par jour9, ces frais pourraient représenter jusqu’à deux semaines de revenus, entraînant des conséquences graves pour la famille.

Dans les 13 pays pour lesquels ces informations sont disponibles, le coût total de la violence scolaire en termes d’avantages perdus pour la société s’élève à près de 60 milliards de dollars US.
Cela représente l’équivalent du montant supplémentaire d’aide étrangère que la Banque Mondiale estime nécessaire pour atteindre chaque Objectif du Millénaire pour le développement, d’ici 2015.

Plan a : par un travail au niveau local, le lobbying des enfants eux-même, les partenariats avec les syndicats d’enseignants et de l’éducation, l’éducation des familles et des parents… Approches de la campagne Apprendre sans peur pour lutter contre la violence qui à permet de :

…Faire évoluer la législation : La législation est indispensable pour garantir le droit d’un enfant à une éduction sûre.

  • Plus de 390 millions d’enfants bénéficient maintenant d’une législation les protégeant contre différentes formes de violence à l’école
  • Plus de 370 millions d’enfants bénéficient d’une législation les protégeant contre les châtiments corporels
  • Plus de 20 millions d’enfants bénéficient d’une législation les protégeant contre les violences sexuelles
  • Plus de 6 millions d’enfants bénéficient d’une législation les protégeant contre les brimades
  • Plan appuie activement la rédaction et le développement de lois et de politiques contre la violence dans 27 autres pays

… Pousser à la création d’écoles et de communautés protectrices des enfants

  • 19 458 enseignants ont été formés à des méthodes pédagogiques non violentes
  • 18 335 écoles ont appuyé la campagne
  • 108 915 membres des familles ont reçu une éducation au droit des enfants à être protégés contre la violence
  • 36 pays sont en mesure de montrer l’impact positif sur les comportements résultant de la formation et de l’éducation en matière de violence
  • Plan collabore avec les syndicats d’enseignants pour éliminer la violence en milieu scolaire dans 19 pays

… Augmenter la prise de conscience

  • 597 886 enfants ont appuyé la campagne
  • Plus de 94 millions de personnes ont eu connaissance des messages de la campagne
  • 22 pays signalent une réduction du taux d’abandon scolaire des filles dans les régions ciblées par la campagne

En août 2010, la campagne était opérationnelle dans 44 pays. Faisons progresser le respect des droits de l’enfant !

Il faut éradiquer la violence scolaire parce qu’elle constitue une violation inacceptable des droits des enfants. Mais c’est aussi un obstacle majeur à l’accomplissement de l’Objectif 2 du Millénaire pour le développement relatif à l’éducation primaire pour tous, car elle est une cause significative d’absentéisme, d’abandon scolaire et de résultats scolaires insuffisants.

Ensemble, nous pouvons y arriver…

Source :
Apprendre Sans Peur - Rapport d’avancement de la campagne
Les bienfaits de la prévention : Avantages économiques de la lutte contre la violence scolaire
Ending legalised violence against children – All Africa report 2010


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